Le Cola de la Mecque ou le Coca de Tawfik Mathlouthi
On peut se demander comment Mahomet aurait pris la chose ! En France au tout cas, cette boisson à l'air de bien se vendre. Il faut dire que les médias ni sont pas pour rien et pendant deux semaines nous en avons entendu parler chaque jour au moment de son lancement.
Le principe est simple :
- 10% des bénéfices sont reversés à la Palestine.
- 10% des bénéfices sont reversés à des mouvements humanitaires européens.
La comparaison avec Coca Cola est volontaire. Mais elle se pose ici comme une opposition de principe, car le produit est sensé améliorer la vie d'enfants dans le besoin. C'est l'image du produit de consommation de masse qui est ici détournée.
Pourquoi Mecca-Cola et non Palestina-Cola ?. Sans doute pour une question marketing. Ainsi, tous les musulmans (dont la capitale religieuse est La Mecque) peuvent s'identifier au produit et à sa cause. En général on boycotte un produit pour donner son opinion ou défendre une idéologie, cette fois on achète pour soutenir une cause. Savoir si le produit est bon passe presque au second plan, tout est dans le nom du produit.
Un précurseur ?
Mecca cola n'est pas un précurseur, d'ailleurs Tawfik Mathlouthi s'est inspiré d'une boisson qui existe déjà en Iran : Zam Zam Cola.
Quelles intentions ?
On est en droit de se poser la question du bien fondé de cette opération, le seul argument de vente du produit étant le soutient humanitaire, on peut croire qu'il ne vit que grâce à cela. Et Mecca-Cola n'aurait peut-être jamais existé sans le soutient à cette cause. Sans doute ne peut-on dire que Mecca-Cola est à lui seul une œuvre humanitaire. Mais le problème ne se pose pas ainsi. Le problème est de savoir quelle boisson acheter lorsqu'on à soif, un Coca qui enrichie une poignée d'hommes ou un Mecca qui enrichie une poignée d'hommes et qui aide les enfants.
Le site internet www.mecca-cola.com n’est plus en ligne.
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