Imamat de la femme musulmane - femme imam
Les femmes imams
Que dit l'islam
sur les femmes imams ?
La
fatwa émise par le Conseil Supérieur des Oulémas
CSO (rite malékite)
La dynastie abbasside est la seconde dynastie califienne musulmane qui
régna de 749 à 1517. La dynastie est établie à
Bagdad jusqu'en 1258, date de la prise de Bagdad par les Mongols. Ensuite,
éxilée en Egypte au Caire, la dynastie n'exerce plus qu'un
pouvoir nominal.
Les
femmes imams
C'est aux Etats-Unis en mars 2005 que Amina Wadud, professeur d’études
islamiques à l’Université de Virginie, à dirigé
pour la première fois la prière du vendredi en présence
de femmes et d'hommes.
En Italie Naïma Gohani, une femme d’origine marocaine, dirige
une prière mixte dans la mosquée de Colle Val d’Elsa,
près de Sienne, en Toscane.
Au Maroc 50 femmes ont été nommées imams par le
Royaume du Maroc en Avril 2006, mais ces femmes n'ont pas le droit de
diriger la prière.
Que dit l'islam sur
les femmes imams ?
Il n'y a pas de verset dans le Coran interdisant à une femme d'être
imam et de diriger la prière et il semble qu'il n'y ait pas de
consensus de savants de l'islam su ce sujet.
Pour la grande majorité des musulmans, une femme ne peut pas diriger
une prière mixte. C'est ce que pense par exemple de Mohamed Sayed
Tantaoui, Grand Cheïkh d’Al Azhar (Caire, Egypte), le Cheïkh
Kardhaoui, Omar Abou Namous, responsable religieux au Centre Culturel
islamique à New York...
Pourtant on entend quelques voix s'élever :
D'après un article publié sur realites.com : "Pour
le Grand Mufti d’Egypte, le Cheïkh Ali Jomaa il n’y a
pas de consensus interdisant à la femme de diriger la prière.
S’il y a des hommes qui acceptent d’être dirigés
par une femme, toujours en matière de prière, qu’ils
le fassent. Pour lui une femme peut même être Mufti (la plus
haute autorité en matière de jurisprudence religieuse)".
Toujours d'après realites.com, "Abou Thaour et le grand exégète
et historiographe Tabari ont autorisé l’Imamat de la femme
dans l’absolu (c’est-à-dire pour les hommes et les
femmes)".
De même Ibn Arabi aurait accepté l'imamat des femmes pour
diriger la prière mixte car pour lui la perfection de l’âme
humaine serait accessible aux deux sexes.
La
fatwa émise par le Conseil Supérieur des Oulémas
CSO (rite malékite)
Suite à une demande fin mai 2006 par le ministère des Habous
et des Affaires islamiques du Maroc auprès du CSO, le Conseil Supérieur
des Oulémas, d'émettre une fatwa sur la conduite de la prière
par les femmes selon le rite malékite, le CSO à annoncé
le 26 mai 2006 que la femme n'était pas habilité à
conduire la prière. Voilà quelques précisions du
site http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?id=natio&ida=61381
:
"L'on peut, à cet égard, citer Cheikh Abou Mohamed
Abdellah Ibn Abou Zeid Al Kairaouani qui dit : «la femme ne doit
pas diriger la prière -qu'elle soit obligatoire ou surérogatoire-
des hommes ou des femmes», Al Hafed Ibn Abdelbar : «la femme
n'est pas habilitée à diriger la prière», l'imam
Al Maziri : «l'imamat de la femme est nul chez nous, quiconque prie
derrière elle est tenu de refaire sa prière, même
si le temps qui lui est imparti est dépassé», cheikh
Khalil : «une prière dirigée par une femme est nulle»
ou encore ses propos dans l'ouvrage de la voie la plus proche au rite
malékite : «L'Islam et la condition de l'imamat qui doit
être dirigée par une personne de sexe masculin. De ce fait,
la prière est nulle derrière une femme» ."
Le CSO souligne que la prière de la femme doit s'effectuer à
basse voix et non à voix haute. Or diriger la prière nécessite
de parler à voix haute. Il souligne également que la femme
ne peut pas non plus diriger la prière des femmes.
| Traduction de la fatwa par l'agence
MAP et publiée sur le site http://www.lematin.ma/Journal/Article.asp?id=natio&ida=61381
«En réponse à une requête du ministère
des Habous et des Affaires islamiques parvenue au Secrétariat
général du Conseil supérieur des ouléma
sur le point de vue de la Chariâa en ce qui concerne l'habilité
de la femme à diriger la prière et sur la question
de savoir si elle y est autorisée ou non».
Après examen de la question par l'Instance de l'Ifta,
et après avoir passé en revue les points de vue
des savants de la jurisprudence malékite à ce sujet,
notre réponse est la suivante :
Le Maroc a choisi le rite de l'imam de Dar Al Hijra, Malek Ibn
Anas, que Dieu ait son âme, depuis la constitution de l'Etat
marocain.
Ce choix, fondé sur les bases de la Chariâa qui,
elles-mêmes, tiraient leur substance du Livre Saint et de
la Sounna, est un facteur de cohésion et d'union des Marocains
et de leur unicité rituelle à travers les époques.
Le rite malékite s'est orienté vers ce qui est
généralement admis, à savoir que la femme
n'est pas habilitée à diriger la prière tel
que l'enseignent les propos des imams du rite, toutes époques
confondues.
L'on peut, à cet égard, citer Cheikh Abou Mohamed
Abdellah Ibn Abou Zeid Al Kairaouani qui dit : «la femme
ne doit pas diriger la prière -qu'elle soit obligatoire
ou surérogatoire- des hommes ou des femmes», Al Hafed
Ibn Abdelbar : «la femme n'est pas habilitée à
diriger la prière», l'imam Al Maziri : «l'imamat
de la femme est nul chez nous, quiconque prie derrière
elle est tenu de refaire sa prière, même si le temps
qui lui est imparti est dépassé», cheikh Khalil
: «une prière dirigée par une femme est nulle»
ou encore ses propos dans l'ouvrage de la voie la plus proche
au rite malékite : «L'Islam et la condition de l'imamat
qui doit être dirigée par une personne de sexe masculin.
De ce fait, la prière est nulle derrière une femme»
.
En considérant que la prière ne peut être
dirigée par une femme, les adeptes du rite malékite
ne font que se référer à la conduite des
gens d'Al Madina. Si la femme était autorisée à
diriger la prière des femmes, cela aurait conduit inéluctablement
à leur isolement, et n'auraient, de ce fait, plus besoin
d'être associées aux hommes dans les mosquées
où la possibilité leur est donnée de suivre
la prédication et de participer aux œuvres pies.
D'ailleurs, la Mosquée du Prophète Sidna Mohammed,
que la prière et la bénédiction divines soient
sur Lui, accueillait nombre de femmes qui accomplissaient la prière
en même temps que les hommes. Souvent, le Prophète,
que la prière et la bénédiction divines soient
sur Lui, s'adressait exclusivement à elles pour leur prodiguer
ses conseils, leur enjoindre de faire l'aumône et acceptait
d'elles la Baiâa des femmes.
Quant à la direction par la femme de la prière
des hommes, la jurisprudence islamique est unanime à la
proscrire, en raison des modifications que cela entraînerait
pour le rituel de la prière, sachant que la prière
de la femme doit s'accomplir à basse voix, une obligation
qui, si elle est appliquée à une prière devant
s'effectuer à haute voix, la rendrait incomplète.
En outre, la direction par la femme de la prière supposerait
immanquablement qu'elle se place à l'avant et qu'elle change
de position dans la configuration de la prière collective.
De plus, il n'a jamais été prouvé, que ce
soit dans l'Histoire du Maroc ou chez ses ouléma, qu'une
femme ait dirigé à la mosquée la prière
des hommes ou des femmes.
C'est là une tradition perpétuée par les
habitants de ce paisible pays et consacrée à travers
les temps. Que la femme ne dirige pas la prière n'enlève
rien à sa valeur, ni à sa place. Il y va plutôt
d'une décision fondée sur d'autres obligations,
dont certaines ont été susmentionnées.
En rendant cette Fatwa, le Conseil supérieur des ouléma
tranche toute divergence à laquelle donneraient lieu des
interprétations et des discussions à son sujet.
«Dieu nous guide sur la voie de la sagesse et sur le droit
chemin". |
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