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La calligraphie arabe

Les styles de la calligraphie arabe
Les instruments du copiste ou du calligraphe

 

La calligraphie arabe s'est développée très vite après la rédaction des premiers coran au milieu du VIIe siècle. Elle fut également accélérée par l'interdiction plus ou moins observée de toute représentation de personnes animées et tout particulièrement de Mahomet. Ainsi, sur chaque mosquée on retrouve des passages du Coran calligraphiés la où dans les églises catholiques par exemple on peut trouver tableaux et sculptures des acteurs de la Bible.

Les styles de la calligraphie arabe

Il semble que le style le plus ancien, et dans lequel sont réalisés les plus anciens manuscrits du Coran (Bibliothèque Nationale de France et British Library de Londres) est le style hijâzî (de "Hedjaz", région d'Arabie Saoudite). Ce style se caractérise par une écriture dont les verticales sont inclinées vers la droite.

Plus tard est apparut le fameux style coufique. Le coufique connu ensuite plusieurs variantes (coufique fleuri, coufique géométrique).

D'après la tradition, c'est le vizir de Bagdad Ibn Muqla (886-940) qui posa les règles de proportions de l'écriture. On figea alors 6 styles d'écriture de base :

- naskhi ("du copiste")
- thuluth ("un tiers")
- rayhani ("du basilic") : développement du naskhi
- muhaqqaq ("résolue") : peu fréquente
- riqa : jamais utiliser pour l'ornement
- tawqi ("de signature")

On lui ajoute aussi le style
- nastaliq ("suspendu") : développée vers la fin du XIVe siècle, peut-être inventé par Mir Ali Tabrizi calligraphe iranien mort en 1346.

Il existent encore d'autres style d'écriture :

- ghubar ("poussière") : une écriture miniature
- makus ("en miroir") : motifs symétriques
- shatranji ou écriture d'échiquier : motifs symétriques carré
- shikasta ("brisée") : un développement du nastaliq mais sans signe diacritique
- tughray : avec des verticales allongées, utilisé par les Ottomans

Les instruments du copiste ou du calligraphe

Le calame est l'instrument qui permet d'écrire. Il est réalisé en roseau et son extrémité est en biseau. Pour chaque style d'écriture il faut un calame différent. Le calligraphe utilise un canif pour tailler régulièrement la pointe du calame. L'encre est fabriquée de diverses manières. Dans le fond de l'encrier on place une bourre de soie qui permet d'imprégner la pointe du calame.

 

SOURCES

Le monde islamique, de Robert Irwin, Flammarion, 1997.

 


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